

| Enfant
des îles Comores, et plus précisément de Mayotte,
Mikidache est de ceux qui rêvent d’un monde sans aigreur.
À travers un répertoire qui cultive la nostalgie
des temps passés par son approche mélodique et rythmique,
il s’invente de lointains cousinages de par le monde, avec
un langage d’une modernité absolue. |
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Mikidache
tisse ainsi une musique sans complexes, qui emprunte à tous les
patrimoines, un peu comme la culture de son pays, culture qui s’abreuve
à toutes les civilisations. Il se fabrique avec la patience d’un
artisan une musique où le maître mot réside essentiellement
dans l’émotion provoquée par la rencontre avec l’Autre.
Poète inspiré de la relation, Mikidache ambitionne donc
d’embraser le monde par son jeu de guitare, afin de lui murmurer
ses angoisses multiples. Angoisses devant un peuple [le sien] qui s’enfonce
dans la douleur, au lieu de s’épanouir dans la richesse de
ses mythes fondateurs. Angoisses devant ses contemporains, qui en viennent
parfois à oublier jusqu’à leur propre humanité.
Armé de sa seule foi, Mikidache parle de partage, d’espoir,
d’amour, de respect et de passion dans ses textes. Y compris de
cet enfant qu’il a su rester et qui se remémore encore les
vieilles contines jadis racontées par ses grand-mères. Mikidache
nous invite à la ronde merveilleuse des soirs de pleine lune, une
pratique bien courue dans son pays, autrefois surnommé «îles
de la lune». Qui a dit que le rêve n’était plus
de ce monde ?
>La
biographie de Mikidache sur RFI Musique
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